Argentique
La photographie argentique, opposée à la photographie numérique, est une technique qui permet d’obtenir des prises de vue à l’aide d’un processus photochimique qui expose la pellicule sensible à la lumière, puis son développement, et enfin son tirage éventuel sur papier. C’est la photographie traditionnelle.
On utilise depuis peu de temps le terme d’argentique pour définir les appareils prenant des prises de vue classiques sur pellicule, opposés aux appareils numériques qui connaissent aujourd’hui un succès gigantesque. Le terme provient du domaine chimique, faisant référence à de minuscules agrégats d’argent qui composent les images des prises de vue. On peut également parler de photographie analogique, car l’image que l’on retrouve sur la pellicule est une analogie de ce qui a été photographié.
La réaction chimique au moment de la prise de vue se fait sur des molécules de sels argentiques réparties sur la pellicule, qui reçoivent la lumière au moment du cliché. Les appareils utilisant la technique argentique fonctionnent à l’aide d’une chambre noire.
Tous les procédés photographiques reposent sur la sensibilité des cristaux d’halogénures (chlore, iode, brome) d’argent aux radiations lumineuses.
Lorsqu’on expose une pellicule noir et blanc à la lumière, l’halogénure d’argent subit une transformation, ce qui crée une image sur le film, et on obtient ce qu’on appelle un « négatif » en plongeant la pellicule dans un révélateur. La phase de tirage se fait ensuite en réitérant ces deux opérations (exposition, développement), ce qui nous donne une image positive, reflet de la réalité.
Pour la photographie en couleurs, on rajoute simplement des colorants appropriés aux pellicules. Ce procédé est un peu plus complexe, car il faut restituer la gamme des tonalités en tant que couleurs et d’intensité lumineuse.
La production d’appareils argentiques est en déclin depuis 2005 environ, face au développement incroyable et très rapide de la photographie numérique.
